Etudes basées sur les longues séries

Plusieurs séries de données sont maintenant disponibles sur 10 ans ou plus, qui permettent d’effectuer des études statistiques et d’aborder des questions sur les processus avec une nouvelle approche.

Une caractérisation météorologique du site du CRA a notamment été effectuée à partir de la base de données de 1996 à 2006, composée des mesures du pylône de 60 m, qui avait alors été instrumenté avec 3 anémomètres soniques à 10, 30 et 60 m de hauteur. Les données du VHF de 2001 à 2009 ont donné lieu au même type d’étude pour les conditons en altitude [1].
Depuis 2010, les observations du mât de 60 m, et des deux profileurs de vent UHF (150 m 4 km) et VHF (1500 m 16000 m) sont concomittantes, et l’étude pourra être poursuivie et approfondie.

L’ozone est mesurée en continu depuis maintenant près de 10 ans au Pic du Midi dans le cadre du SO PAES. Cette série de mesure permet d’ores et déjà d’établir une tendance à une baisse lente de la concentration troposphérique de fond sur la décennie écoulée (figure ci-dessous). Auparavant, des périodes de mesures plus ou moins longues avaient eu lieu à partir de 1874 (avec diverses techniques). Elles avaient permis de montrer augmentation de l’ozone troposphérique au XXè siècle d’un facteur pouvant aller jusqu’à 5 (Marenco et al., Atmos. Env., 1994 ; Chevalier et al., Atmos. Chem. Phys., vol.7, 2007). Comme d’autres stations de fond en Europe, le Pic du Midi montre donc une stabilisation récente des niveaux d’ozone, après un maximum atteint dans les années 1990.

(GAW report no.199, p.143)
La température et autres grandeurs météorologiques usuelles sont mesurées quotidiennement au Pic du Midi depuis 1880. Une compilation des données des registres anciens, (Dessens et Bücher, Atm. Res. , vol.37, 1995) a montré une augmentation des températures moyennes de l’ordre de 1°C sur 1 siècle, avec une hausse plus prononcée des minimales nocturnes (plus de 2°C) que des maximales diurnes (0,5°C). On a donc assisté à une diminution de l’amplitude du cycle diurne des températures, en lien avec une augmentation de l’humidité et de la nébulosité . La série de mesures est maintenant régulièrement complétée par les données récentes relevées par Météo-France.


[1Rapport de stage Master 1 Barneoud et al

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